Thèses débutées en 2016

Robin Isnard

Je suis Robin Isnard, actuellement en thèse au LISA (Laboratoire Interuniversitaire des Systèmes Atmosphériques) à Créteil depuis octobre 2016 dans le domaine de l’astrochimie.

J’ai une formation d’ingénieur chimiste généraliste (spécialité chimie analytique) issue de l’école CPE (Chimie Physique Electronique) située à Lyon. Ma dernière année d’étude a été suivie en collaboration avec le Master 2 « Analyse et Contrôle » (Université Claude Bernard, Lyon 1) grâce auquel j’ai pu approfondir mes connaissances et compétences dans diverses techniques et méthodes d’analyse.

Intéressé par une application plus fondamentale de la chimie, j’ai d’abord réalisé mon stage de fin d’étude en recherche au sein du laboratoire PIIM (Physiques des Interactions Ioniques et Moléculaires) à Marseille où j’ai découvert l’univers fascinant de l’astrochimie via l’étude d’analogues de glaces interstellaires par l’analyse des composés organiques volatils.

Par la suite, désirant continuer mon parcours dans ce domaine, j’ai décidé d’entreprendre une thèse sur la chimie des comètes dont le sujet, proposé par le LISA, s’intitule : Caractérisation de la matière organique de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko. Ma candidature fut retenue par le laboratoire et, après avoir passé un oral auprès de l’école doctorale SIE (Sciences, Ingénierie et Environnement) de l’UPE (Université Paris-Est), j’ai pu obtenir le financement de la part du Labex ESEP.

Ma thèse s’intéresse à la détermination de la composante organique des grains cométaires situés dans l’atmosphère de la comète 67P (comète étudiée par la mission Rosetta). Afin d’atteindre cet objectif, deux approches sont envisagées : un traitement des données obtenues par l’instrument de vol COSIMA (COmetary Secondary Ion Mass Analyzer), et, une analyse d’analogues cométaires synthétisés en laboratoire grâce au montage OREGOC (Origine et Evolution des Glaces et des composés Organiques Cométaires). Ces deux approches sont complémentaires et nous aideront à mieux appréhender la nature chimique de la partie organique des particules cométaires.

Leïla Bouchra

Je m’appelle Leïla Bouchra et je suis en première année de thèse au LATMOS. J’ai passé ma licence à l’Université de Cergy-Pontoise ou j’ai effectué un stage à l’IMCCE sous la tutelle de Mirel Birlan qui porté sur les astéroïdes. C’est pendant ce stage que j’ai décidé de continuer mes études accès sur l’astronomie. Pour cela je suis allée en Master d’Astronomie et d’Astrophysique de l’Observatoire de Paris puis voyant que je me sentais vraiment bien dans le domaine de la planétologie, j’ai décidé de faire un Master 2 Planétologie. J’ai fait un stage de master 2 expérimental, avec Cyril Szopa, au LATMOS où j’ai travaillé en laboratoire sur les conditions de détection des molécules organiques de l’instrument SAM à bord de Curiosity. Pendant ce stage, j’ai apprécié tout ce qui était expérience en laboratoire et traitement de données. J’ai donc postulé pour une thèse de l’Ecole Doctorale d’Astronomie et d’Astrophysique d’Ile de France (ED127) co-financée par le CNES et le Labex ESEP sur le « développement d’analyseurs de chromatographie en phase gazeuse pour l’exploration in-situ d’environnements planétaires » où j’ai été accepté. Cette thèse consiste à tester en laboratoire les différents composants d’un chromatographe en phase gazeuse, c’est-à-dire l’injecteur, la colonne et le détecteur, utilisant la technologie microelectromechanical systems (MEMS). Cela se fera en deux étapes, d’abord tester les différents composants séparément et de comparer leur capacité à ce qu’il peut être fait aujourd’hui en laboratoire. Ensuite de les intégrer ensemble pour qu’ils fassent un tout spatialisable. Si le temps m’est donné, il serait intéressant de faire des tests sur des analogues planétaires.