Plan d’action 2016-2019

Suite au rapport d’évaluation, un plan d’action a été validé par les comités d’ESEP pour les prochaines années, afin de renforcer la cohérence de la stratégie scientifique.

Dans le domaine de la technologie spatiale, le Campus Spatial CERES est au coeur de la stratégie d’ESEP dans les quatre ans à venir : il a déjà permis de faire émerger une pépinière de projets de nanosatellites parmi les laboratoires participants. En 2016, ces projets, coordonnés par l’ingénieur système d’ESEP, seront poursuivis dans des domaines divers de la radioastronomie spatiale, de la technologie GPU (Graphics Processing Unit) appliquée au spatial, de l’interférométrie sur nanosatellites, et de la navigation interplanétaire autonome en vue d’une sélection d’un projet porteur qui pourra être mené jusqu’à la réalisation.
La visibilité des actions d’ESEP sera rendue meilleure lors des prochains rapports en faisant ressortir les actions où ESEP joue un rôle moteur, par effet de levier, même lorsqu’il s’agit de cofinancements dans des participations multipartenaires.

Les actions engagées au sein d’ESEP seront poursuivies, avec un effort pour faire émerger des actions multiples la cohérence sous‐jacente, dans les différents axes d’activité. Les deux premières thèses financées par ESEP ont été soutenues en septembre 2015. La collecte systématique des rapports d’activité des financements ESEP (doctorants, CDD, post‐doctorants, programmes nanosatellites et actions ESEP) est effectuée par le comité exécutif d’ESEP qui en dégagera la synthèse.

  1. Programme de financement de doctorats
    Ce programme, qui fait partie du volet « recherche » d’ESEP, est hautement apprécié des laboratoires participants et des intervenants partenaires (UFE, Écoles Doctorales, CNES). Deux thèses ont été soutenues depuis l’audition du labex, en septembre 2015. Après le renouvellement partiel du conseil scientifique d’ESEP en juillet 2015, il a été décidé que ces actions seront poursuivies avec un appel d’offres à doctorats en janvier 2016. Un effort sera entrepris sur la cohérence des axes de recherche financés : seul un fonctionnement pluriannuel permet en effet d’établir sur un bilan des actions, en rassemblant des sujets portés sur les thématiques et les laboratoires du réseau ESEP. Cet aspect de reporting en perspective, qui n’était pas possible à mi‐parcours sans le recul nécessaire, sera bâti par ESEP pour son bilan final. Les thèses, aussi bien théoriques qu’expérimentales, sont bien évidemment au cœur de l’activité de recherche des laboratoires, et sont un des éléments clés de l’action d’ESEP. Le bilan des doctorats rendus possibles grâce au soutien ESEP sera établi, ainsi qu’un tableau du devenir des doctorants, qui n’était pas possible à mi‐parcours avant même la soutenance des premières thèses.
  2. Programme de financement de CDD ingénieurs et de post‐docs chercheurs
    Ce programme très porteur pour les actions de recherche d’ESEP sera poursuivi. Le recul nécessaire a permis de dégager plusieurs axes porteurs avec le soutien par exemple au projet de miniaturisation de spectromètres de masse spatialisés ORBITRAP dont ESEP a été un acteur essentiel. Un autre exemple en émergence est le soutien à la technologie des récepteurs Schottky en technologie submillimétrique où ESEP a d’ores et déjà joué un rôle central. Le Comité Scientifique a confirmé la stratégie du soutien en réseau : même si ESEP peut n’apparaître que comme un acteur parmi d’autres, il s’agit pourtant d’un acteur clé. La visibilité de ces actions apparaîtra sur le long terme, et sera en particulier suivie par des rapports systématiques d’évaluation interne, qui feront l’objet de synthèses pour les comités ESEP. L’effet de levier porté par ESEP sur les CDD soutenus dans des projets R&D est particulièrement apprécié du CNES, qui n’a pas la possibilité de financer les ressources humaines en R&D dans les laboratoires.
  3. Journées ESEP
    Un atelier, sur une périodicité au moins annuelle, réunissant les acteurs d’ESEP continuera d’être programmé, le prochain étant prévu en janvier 2016 sur la thématique de planétologie. Ces ateliers permettent à la fois de présenter les recherches récentes, en particulier des doctorants, post‐doctorants ou CDD, et aussi de renforcer les synergies entre équipes qui sont l’un des axes de l’action scientifique du labex. Une invitation ciblée vers les industriels concernés sera par ailleurs lancée dans les domaines d’intérêt.
  4. Conférences internationales ESEP en 2017 et 2018
    Une action nouvelle et spécifique pour inspirer les recherches autour des thématiques ESEP sera développée en 2017 avec une conférence internationale. Le principe en a été validé par le comité scientifique d’ESEP et la mise en oeuvre et le cadre en seront prochainement décidés. L’organisation d’une conférence sur les nanosatellites planétaires en 2018 est également prévue dans un contexte international.
  5. Campus spatial C2ERES et soutien aux nanosatellites
    Cette action sera l’axe majeur de développement technologique du labex ESEP. La complexité des relations entre COMUE, qui a pu désorienter le jury d’évaluation, est gérée au sein d’ESEP au sein du comité des tutelles, mais aussi par des réunions directes entre tutelles comme celles qui ont lieu entre C2ERES et le campus spatial de l’UPMC. Cette action est aussi au coeur de la visibilité d’ESEP au sein de la COMUE PSL, et bénéficie d’un fort soutien. On rappelle les grandes lignes d’actions de C2ERES, constitué en synergie entre le Master Outils et Systèmes de l’Astrophysique et de l’Espace et ESEP : l’objectif est au départ de constituer une plateforme pour des développements de projets nanosatellites, et non pas de construire une expérience unique. Si la visibilité des actions d’ESEP a pu souffrir initialement de cette mise en réseau sur actions multiples, cette stratégie, validée à nouveau par le Comité Scientifique ESEP, doit permettre d’assurer la pérennité d’une action multi‐projets, sur un site dédié (à l’Observatoire de Paris, site de Meudon). La possibilité d’un développement d’un projet nanosatellite dédié sera étudiée en 2016, selon les financements externes à ESEP obtenus. Ces projets de nanosatellites concernent également le volet enseignement d’ESEP, pour des actions coordonnées avec le master OSAE, mais aussi avec l’Université des Sciences et techniques d’Hanoï, d’une part, l’université NCKU de Taiwan, d’autre part, avec qui ESEP développe un programme à long terme au niveau international.
  6. Recherche et Développement
    Les opérations de soutien aux expériences spatiales par ESEP se font via des financements en doctorants, CDD et post‐docs : l’un des buts est l’augmentation de la maturité technologique (Technical Readiness Level) de concepts instrumentaux. C’est une action à long terme, qui concerne déjà les concepts en particulier d’ORBITRAP (spectromètre de masse miniaturisé en cours de spatialisation). Si la capitalisation en termes de valorisation, en articulation avec des SATT ou des startups, n’est pas la vocation première de ces actions R&D, un bilan des retombées technologiques de ces actions sera établi, au vu des résultats des actions pluriannuelles en cours. Par ailleurs, l’implication d’ESEP dans des actions de l’Institut de Technologie et d’Innovation de PSL (PSL‐ITI) assure une insertion dans des programmes innovants à vocation technologique.
  7. Enseignement en ligne
    Le programme SESP d’enseignement en ligne sera ouvert à la communauté avec une inauguration le 16 décembre 2015. On rappelle que ce programme a été entièrement créé par le labex ESEP et comporte de nombreux volets couvrant tous les domaines scientifiques du labex. L’action prévue dans les prochaines années concerne la mise en format dans une structure reconnue et validée d’enseignement en ligne de type SPOC : ces actions sont en discussion avec l’UFE de l’Observatoire et les différentes tutelles, en particulier PSL.
  8. Communication
    En dehors du soutien à plusieurs manifestations scientifiques liées aux thématiques d’ESEP, l’action principale d’ESEP dans ce domaine a été la conception, la réalisation et le suivi de l’exposition COMÈTES, au musée de l’Air et de l’Espace du Bourget. La réussite de cet événement est indéniable, avec une fréquentation estimée à plus de 50 000 visiteurs fin novembre. L’exposition a permis de présenter les activités de technologie associées à la recherche spatiale dans un cadre d’ouverture au grand public. Un sous‐produit de cette exposition sera une exposition itinérante qui sera réalisée en 2016 à partir des panneaux de l’exposition COMÈTES. En capitalisant sur ce succès, un autre événement sera programmé en 2018, sous une forme restant à déterminer.

Ces lignes d’action constituent le plan d’activité du labex ESEP pour les prochaines années ; l’émergence en recherche technologique spatiale de nouvelles idées est un processus à maturation lente. Si le bilan sur des indicateurs mal adaptés aux actions d’ESEP a pu paraître décevant à mi‐parcours devant un comité d’évaluation peu au fait de l’instrumentation en exploration planétaire, les actions engagées dans les multiples directions couvertes par le labex porteront leurs fruits dans les prochaines années. Un accent sera mis dans les rapports d’activité sur l’apport spécifique d’ESEP dans les actions collaboratives qui sont le cœur d’activité et dont ESEP est un acteur essentiel. L’accent sera mis sur l’effet de levier permis par les actions collaboratives d’ESEP qui sont sa raison d’être.